SE FONDRE DANS LA MATIÈRE 🗓 🗺

Recherche dansée – body weather avec Ephia Gburek

Le contact-improvisation soutiendra la proposition mais il ne sera pas l’axe principal, l’axe principal sera l’improvisation.

Stage du 16 au 19 avril 2026


Devenir falaise. Devenir fleuve. Être fouille. Être feuille. Geste végétal. Action immobile. Être fossile. Être lieu. Lieu pour se dissoudre et se fondre dans la matière.

Par des allers-retours entre notre intériorité et le monde qui nous entoure, nous élaborons une pratique de danse qui relie l’écoute sensorielle et l’imaginaire. Jeux perceptifs, étirements temporels, corps-poétiques en mouvement nous invitent à délaisser notre corps quotidien. Cherchons un point de contact avec la terre qui nous re-situe, nous aide à ressentir : enveloppe de peau, rhizomes nerveux, pulsations cardiaques… frissons d’herbes, expansions brumeuses, effondrements de terrain. Notre anatomie humaine se fond et se confond avec la matière ; en retour, la matière nous lègue ses reliefs, sa porosité et son aisance à la transformation. Une opportunité de devenir délicatement « autre »… ensemble. Notre danse sera un acte de métamorphose.

Le stage s’adresse aux danseurs, comédiens, plasticiens et à toute personne curieuse d’arpenter les paysages intérieurs du corps.

Ephia Gburek partage ses interrogations corporelles sur la présence, la relation à l’autre, les liens entre le corps et l’objet, le corps et l’environnement. Sa recherche chorégraphique questionne les limites entre l’animé et l’inanimé et tente d’ouvrir des passages entre le quotidien et le rêve. Elle ralentit son corps pour arriver à l’endroit précis où le mouvement se détache insensiblement de l’immobilité. Cette dilatation du temps permet à son corps de s’éloigner de la vie active et volontaire de l’humain et de se rapprocher d’états de la matière : un glacier qui fond, une goutte d’encre qui se dissout dans l’eau, une pierre sculptée par le monde qui s’agite autour d’elle.

DÉROULEMENT //

Chaque matin, un échauffement intensif, tel « un accordage », ouvre notre écoute et nous relie : aux différentes strates du corps, à nos sensations, à la respiration, à la voix, aux autres. La pratique se poursuit avec des explorations en solo, avec un partenaire ou en groupe. Ces expériences dansées sont guidées par un langage poétique ou des « consignes d’écoute » qui stimulent l’imaginaire, participent à transformer notre présence physique et nous aident à amplifier notre perception du monde.

Nos improvisations nous amènent à changer de matière comme à changer de peau et donc à explorer différents liens au sol, à la gravité, aux appuis dans l’espace, aux densités de tonus. Nous jouons avec l’écoulement du temps et la possibilité de créer une conscience collective. Parfois, un objet inerte nous accompagne : devenu une extension délicate de notre anatomie, prothèse sensible, il nous aide à découvrir de nouvelles danses. Parfois, notre partenaire est un autre corps humain : via différentes approches du toucher, via des rôles actifs ou réceptifs, nous explorons le lien à l’autre avec une écoute la plus vaste possible.

Pour plus d’informations et pour lire les commentaires des participants des stages précédents, visitez le site : www.djalma.com/workshops.html  

Ephia Gburek

Ephia Gburek « Bachelor of Arts » en danse contemporaine à la Columbia University à New York City ‘98, Ephia s’immerge dans le milieu de l’improvisation et des pratiques somatiques avec Nancy Stark Smith, Daniel Lepkoff, Simone Forti, Kirstie Simpson et KJ Holmes. Ces expériences l’initient à la transmission de la danse par le toucher et révèlent le lien profond entre les perceptions corporelles, l’imaginaire et la qualité du mouvement. Sa curiosité pour la transe l’amène à étudier la danse au Ghana et en Indonésie. Elle étudie intensivement le butoh au Japon avec Min Tanaka (Body Weather Farm) et Kazuo Ohno et devient membre de la compagnie butoh d’Anzu Furukawa basée à Berlin. Cette époque marque pour elle une rupture définitive avec la danse séquencée, gestuelle ou virtuose. Désormais, elle s’engage dans une écriture chorégraphique par états de présence. La danse devient pour elle une pratique de la métamorphose, exigeant un autre type de technicité : une porosité qui relie intérieur et extérieur.

En 2000, elle fonde la compagnie Djalma Primordial Science avec le musicien expérimental Jeff Gburek. Leurs spectacles à la fois sensibles et dérangeants se produisent aux États-Unis et en Europe. Depuis 2007, Ephia Gburek habite en France où elle collabore avec des compagnies de théâtre (Cie La Réserve, Cie Scolopendre, Morbus Théâtre), des musiciens improvisateurs (Benoît Cancoin, Michel Doneda, KLANG!, Collectif ARFI, Grand8) et la compositrice Céline Pierre. Parallèlement, ses créations avec Djalma Primordial Science se poursuivent.

En tant qu’enseignante, Ephia Gburek est accueillie par le Contemporary Physical Performance Making M.A. à Tallinn ; Theater Training Initiative de Londres ; Mime Centrum Berlin ; Exploratorium Berlin ; RAMDAM un centre d’art ; Lavauzelle, site de pratiques théâtrales ;  Sous les Pommiers Bâ ; et Re.sources. En 2014, elle cofonde « La Fab-Ka » un centre pour la formation et le croisement des pratiques artistiques à Saint-Étienne. Pendant cinq ans, elle y organise « L’Anatomie du Sensible », un laboratoire de réflexion collective et de recherche physique réunissant des professionnels du soin et des artistes.  


Infos pratiques

  • Horaires : 9h45-13h et 15h-18h
  • Lieu: MJC des Allobroges, 1 rue Hauquelin à Grenoble
  • Prévente Early bird 200€ jusqu’au 26 mars / puis 230€
    Tu peux nous contacter si le tarif est un frein à ta participation
  • Covoiturage et hébergement : Nous ne garantissons pas de place d’hébergement. Nous mettons en relation les participant.e.s du stage et laissons faire l’autogestion.
    Lien pour covoit et dodo.
  • N’hésite pas à nous contacter si tu as des besoins spécifiques.
  • + infos : contact@1001spirales.org

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MJC des Allobroges - 1 rue Hauquelin - 38000 Grenoble Carte